Femme castelet

Femme-Castelet (titre provisoire)

création 2020

Tout public à partir de 14 ans
Durée : environ 1h

Explorer la relation homme/femme à travers la relation corps-marionnette

Avec le désir de réunir au plateau trois femmes et des marionnettes d’hommes, l’idée spontanée est de travailler sur l’analyse du rapport majeur/mineur, comme en musique, entre homme et femme. Mettre en scène l’endroit du conflit, de sa légitimité, du rapport de force et de pouvoir, de la manipulation ou de l’absorption de l’un.e par l’autre, en écho à bon nombre de questions sociétales soulevées ces dernières années sur le thème de l’égalité. Pour donner corps à ces interrogations, l’intuition est de s’inspirer de destinées féminines réelles, de piocher dans un riche matrimoine trop méconnu.

Entre symbolisme et « culture pop », interroger la notion de féminisme et de domination masculine

Au plateau, nous souhaitons associer différentes traitements visuels et sonores, qu’ils soient marionnettique, scénographique, corporel ou musical, avec le dessein de développer un vocabulaire singulier, entre symbolisme et culture pop.
Approcher des interrogations sur le féminisme et la domination masculine, et se demander quel écho peut avoir aujourd’hui cette fable tragique et intemporelle.
Comment, à l’heure des grands principes d’équité de genre, les femmes meurent encore sous les coups des hommes ? Qu’en est-il de nos désirs de sororité ? Quel est l’équivalent de «fratrie» et «patrie» pour la communauté féminine ?

Les sœurs Mirabal

Autant de questions que nous désirons explorer et porter à la sensibilité de chacun à travers le prisme des sœurs Mirabal ou Mariposas qui furent les héroïnes et martyres de la lutte contre le dictateur Rafael Trujillo, qui dirigea la République dominicaine de 1930 à 1961.
Outre la figure poétique et symbolique de la métamorphose, ce qui nous intéresse, c’est la résistance de ces femmes à l’homme prédateur, assassin et cruel. Et ce par l’accès à la connaissance et aux ambitions professionnelles autant que par la prise des armes, et l’engagement total en un idéal politique. En 1960, les 3 sœurs sont assassinées par la milice. Le 25 novembre 1999, l’ONU fera de la date anniversaire de leur disparition, une journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Ce sujet nous invite à poursuivre cette exploration fondamentale que représentent la lutte des femmes et la défense et l’égalité des droits de chacun, déjà abordée dans L’un dans l’Autre, Fais-moi Mâle et Les Folles.

Le potentiel poétique et tragique de ce récit historique nous permet de basculer dans l’écriture d’un conte morbide et acidulé, aux drôles accents de réalisme magique à la Garcia Marquez avec cette chronique de trois morts annoncées. Ce trio de sœurs, aux corps à corps avec le pouvoir, la religion ou le machisme, nous invite aussi à la digression, vers des images toujours à la limite entre rêves et cauchemars, entre liberté, transport et aliénation.

La femme-castelet

Le terme « femme-castelet » est un néologisme inspiré des notions de corps-castelet propres à la marionnette contemporaine, associés à la représentation du corps féminin, la manipulatrice. Superposer les principes de « corps accessoire » , « corps au service de l’objet », à l’image d’une marionnettiste femme manipulant une marionnette d’homme.

Cet axe, s’articule d’avantage autour de la transformation, du caractère protéiforme du corps de l’interprète et de son rapport à la marionnette. Dans le prolongement de l’Un dans l’Autre, Unheimlich et Point de Croix, le focus est fait sur la figure féminine en mutation, sur la corporalité ré-inventée, réifiée, musicalisée, troublée. Il y a aussi un questionnement sur la place de la manipulatrice par rapport à la figure animée. Celle qui prête son corps, par sa « présence absente » met ainsi en scène sa propre relation au sujet animé, capable d’exprimer plus que le sujet lui même.

Confronter des corps réels et des corps fantoches. Des corps résistants et des corps consentants. Des corps écrasants, et des corps niés. Interroger nos rapports d’égalité profonde aussi, nos attractions, le bonheur parfois d’être porté.e, mu.e, transporté.e par la main de l’autre.
Le thème pourrait être le corps de l’ombre ou encore les corps-castelet, en tant que terrain de conquête ou champ de bataille. La femme-castelet, la femme qui porte.

DISTRIBUTION

À L’ÉCRITURE :
Écriture et mise en scène
: Delphine Bardot
Co-écriture, co-mise en scène et création musicale : Santiago Moreno
Dramaturgie : Carole Martinez
Création lumière : Joël Fabing

REGARD EXTÉRIEUR : en cours

AU PLATEAU : Delphine Bardot, Amélie Patard, Bernadette Ladener

À L’ATELIER
Costumes : Daniel Trento
Conception/réalisation marionnettes
: Delphine Bardot, Santiago Moreno et Lucie Cunnigham
Scénographie : Delphine Bardot et Daniel Trento

Diffusion/Production : Claire Girod

PARTENAIRES

Coproduction
La Manufacture, CDN de Nancy /54
CCAM, Scène nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy /54 (échange en cours)
Théâtre La Méridienne, Scène conventionnée pour les écritures croisées de Lunéville /54
Transversales, Scène conventionnée cirque de Verdun /55
Le Sablier, Pôle des Arts de la Marionnette en Normandie

Soutien
Le LEM, Lieu d’Expérimentation Marionnette de Nancy /54

Prochaine/ment

mars 2019

04mar(mar 4)0 h 00 min08(mar 8)0 h 00 minFemme-Castelet (titre provisoire)Résidence au Kit à Tomblaine/54

juin 2019

10jun(jun 10)0 h 00 min22(jun 22)0 h 00 minFemme-castelet (titre provisoire)Résidence au LEM (Lieu d’Expérimentation Marionnette) de Nancy /54

Specta/cles

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